Parce que la Nature choisit, elle crée.
La Nature préfère, aime... et donc choisit
Je ne dis pas que la Nature n'aime pas ou ne préfère pas, mais il y a préférence, vers la matière, la diversité, l'évolution, la vie, plutôt que vers une masse informe, constante et en tout point identique.
Au départ, le choix était total et la Nature a fixé dans cet espace de totale liberté un ensemble de règles immuables qui rythment l'Univers dès ses premières secondes.
Non, tout n'est pas choix dans la Nature, la part du choix est même plus que réduite et pourtant, elle fait toute la différence. Elle est même à l'origine du Tout tel que nous le connaissons, riche en formes, couleurs, variétés et densités.
L'être humain se tient justement au cœur de cet étroit espace où le choix est possible. Peut-être en est-il le représentant, le dépositaire, le gardien, voire l'apprenti-sorcier...
L'idée me vient que la dualité est née de cette tension, que représente la possibilité de choisir, et qu'elle est en fait le résultat d'une méconnaissance de l'instinct premier de la Nature qui est, par Essence, de tendre vers le Bien. Si le choix est tension, le choix est électriquement chargé.
En clair, le Mal n'existe pas, mais le Bien, oui...
Et il n'y a pas d'autre choix à faire que celui de l'Essence
Et toute la Nature nous attend, là.
L'idée même est que la diversité est toujours le résultat d'une erreur, erreur de la Nature pourrait-on dire. Le vent de rébellion, ou le grain de folie, qui saisit la Nature à certains moments, est la clé de la richesse et surtout de l'enrichissement permanent.
L'erreur produit le chaos, le chaos est révolution, la révolution est mouvement et le mouvement est l'Essence de la vie.
Les êtres humains seraient le résultat de l'un des choix les plus insensés de la Nature, le truc le plus fou qu'elle ait produit, sans aucun doute dans un moment de totale démesure.
Et le poète dit que la plus grande des démesures n'est autre que l'Amour...
Choix, erreur, folie, révolution, amour...
Qui a dit que la Nature n'était pas Conscience ? La Conscience est Liberté et la Nature est libre, dans l'ordre comme dans le chaos.
L'être humain est Conscience car il est un fruit d'Amour.
Et Dieu est un enfant émerveillé devant une coccinelle qui fait la sieste à l'ombre d'une feuille de rosier.
Mais ça, je ne sais pas ce que ça fait là.
L'astronomie, c'est du Temps qui devient de l'Espace
L'astronomie est un truc de fou, disons-le tout net. Tout ce qui est distance ou proportion en astrophysique est quasiment impossible à représenter pour notre étroit cerveau. C'est pourquoi je vous invite à ne jamais chercher à comprendre l'astronomie avec les neurones, mais plutôt à la ressentir. C'est une intarissable source d'émerveillement pour qui sait éteindre un instant la tour de contrôle cérébrale et il n'y a rien de tel pour élargir l'univers en soi. Et non ça ne fait pas grossir, et oui je sais le bouton pour rallumer je l'ai pas trouvé non plus, ça se voit non ?
Voici un exemple pour s'entrainer :
Lorsque l'Univers est âgé de 10-43 secondes, il mesure 10-33 centimètre de diamètre, soit 10 millions de milliard de fois plus petit qu'un atome d'hydrogène ! Et sa température était alors de 1032 degré Kelvin.
Vous êtes toujours là ? Le truc qui a fait paf ! juste au-dessus de votre œil gauche, c'est quand vous avez essayé de visualiser 10-33 cm, je vous avais prévenu...
A 10-32 seconde, l'Univers a la taille d'une orange et sa température est de 10-25 degré Kelvin.
De 10-12 à 10-6, l'Univers se refroidit toujours et c'est maintenant une sphère de 300 millions de kilomètre de diamètre. De 10-6 à 10-4 seconde, sa taille est celle du système solaire actuel, soit 1013 mètres.
A 1 seconde, la taille de l'Univers était, approximativement de 1024 mètres.
En moins d'une seconde, nous sommes passés de l'infiniment petit à l'infiniment grand.
L'Univers s'étend et se refroidit. Des grumeaux de matières s'amassent par jeu de gravité, pour former ce qui deviendra des galaxies. A l'intérieur, d'immenses nuages, composés uniquement d'hydrogène, d'hélium et d'un soupçon de lithium, s'épaississent.
Le plus gros nuage attire et englobe le plus petit, jusqu'à atteindre un poids tel qu'il se produit un effondrement de la matière sur elle-même. Les atomes se concentrent de plus en plus, tout en tournant sur eux-mêmes, pour former peu à peu une sphère. Lorsqu'elle est suffisamment lourde, cette sphère allume en son cœur un brasier : la première étoile est née.
Dans le cœur de cette étoile, les conditions de pression et de température sont telles, que les atomes subissent des transformations considérables. De nouveaux éléments sont créés : carbone, fer, silice, or, etc.
Plus le cœur de l'étoile est chaud et la pression de concentration est forte, plus nombreux sont les éléments créés. A la fin de sa vie, lorsque tout l'hydrogène et l'hélium de départ ont été consumés, l'étoile enfle et finit par exploser, et retourne à l'Univers une matière transformée et infiniment plus riche que les simples hydrogène et hélium.
Si aucune étoile n'enferme, dans le secret de son cœur, un peu de la matière première issue du tout de départ, jamais aucun lapin, être humain, fleur ou diamant ne peut être créé.
Mettre le tout dans un cœur, veillez à ce que celui-ci soit bien étanche, et laissez le tout chauffer à feu doux et fort à la fois, et dégustez en savourant intensément chaque bouchée.
Il existe des étoiles de toutes tailles : de toutes petites, qui brûlent très longtemps mais à petit feu. De très grosses, qui brûlent moins longtemps, mais qui sont très généreuses. Quand ces grosses étoiles-là explosent, tout l'Univers est au courant : elles produisent sur des milliards de milliards d'années-lumière, des sursauts énergétiques, appelés sursaut gamma, qui dérèglent d'ailleurs la plupart des appareils que nous envoyons dans l'espace. Et puis, il y en a d'autres, moyennes, comme le soleil, qui ont trouvé un équilibre entre trop ou pas assez, et qui ont surtout rendu possible l'apparition de la vie.
La plupart des étoiles, contrairement à notre soleil, ne vivent pas seules. Elles sont accompagnées d'un ou deux congénères, des étoiles plus petites qui ont été envoutées par l'attraction gravitationnelle de leur grosse partenaire. Le scénario de ces histoires de couples stellaires est assez peu romantiques, puisque d'une manière générale, la plus grosse absorbe lentement mais surement la matière qui compose la plus petite étoile et celle-ci finit par mourir d'épuisement. De toutes les manières, la plus grosse étoile, à la fin de sa vie, entraine sa compagne dans sa destruction.
Toutes les étoiles naissent dans des sortes de pouponnières, appelées amas stellaire. Mais le soleil a réussi à préserver l'intégrité de sa zone d'influence, en échappant à l'attraction ou au parasitage de ses « étoiles sœurs ». C'est à cette seule condition qu'il a pu développer un système de planètes stable et pérenne dans le temps. Et il entretient de bonnes relations avec ses proches voisines, dans le respect d'une étonnante précision des frontières mutuelles, garantissant une impeccable stabilité de sa zone d'influence.
Tout est écrit dans le ciel, il suffit de savoir lire. Nous sommes nés dans le cœur d'une étoile et le soleil est le garant de notre équilibre.
La Nature aime la matière plus que l'antimatière...
Et la symétrie et l'uniformité sont le truc le plus triste, mort et froid qu'il soit...
Il existe dans la Nature une loi fondamentale qui est celle de l'équilibre des charges et des forces. Dans un atome par exemple, la charge positive est équivalente à la charge négative, ce qui fait de l'atome un élément électriquement neutre et la stabilité de la matière en dépend.
Selon ce principe, pour chaque charge positive créée, une charge opposée est également créée.
Ainsi, l'émergence d'une particule de matière suppose celle d'une particule d'antimatière. Cette loi fait partie des lois fondamentales de l'Univers et elle tient au respect du principe de symétrie.
Imaginons ce qu'il adviendrait si la Nature n'avait aucune préférence et qu'en bonne élève, elle appliquerait les lois de l'Univers à la perfection et aurait donc une égale considération pour la matière et l'antimatière.
Elle aurait créé des antiatomes, pour donner des antimolécules, qui s'assembleraient à des antiacides aminés pour former des hélices d'anti-ADN. Celles-ci auraient engendré la vie, quelque part, dans un coin perdu d'une antigalaxie.
Sur une antiplanète, il y aurait un antivous, en train de lire un antilivre à l'ombre d'un antiarbre, parce que même sous un antisoleil, en été il ferait chaud.
Votre vie et celle de votre antivous évoluerait de manière parfaitement similaire.
Si vous restiez chacun dans votre coin, vos vies poursuivraient leurs cours en parallèles.
Mais, si vous et votre antivous se rencontraient, échangeraient une poignée de mains, se seraient la catastrophe : la matière de votre corps annihilerait l'antimatière du corps de votre antivous et tout ne serait plus que rayonnement ; vous deviendriez instantanément tous deux de lumière...
La probabilité que cet évènement dramatique se produise est extrêmement faible. Nous le savons grâce aux rayons cosmiques, ces vents de particules chargées qui nous proviennent des lointaines profondeurs de notre galaxie : ils contiennent une quantité infinitésimale d'antimatière. Les expériences menées en laboratoire conduisent au même résultat.
Parce que nous vivons dans un Univers principalement constitué de matière, cela signifie que la Nature a ses préférences.
En effet, la Nature a choisi la partialité et préféré la matière à l'antimatière.