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Messages des Kogis :
L'équilibre est vital , à l'intérieur de soi, avec les autres, avec le monde. lien : http://ingo.e-monsite.com/rubrique,hugo-chavez,344127.html
La vie naît de l'équilibre entre les contraires.
L'inspiration et l'expiration, c'est le souffle.
L'eau de la terre et le feu du soleil, c'est l'atmosphère qui permet aux plantes de se développer.
La tradition portée par les anciens et le changement souhaité par la jeunesse, c'est la vie sociale qui s'adapte au contexte et aux évènements.
Le temps de la réflexion pour mûrir et le temps de l'action pour réaliser, c'est la gestation de tout ce qui est important.
Le plein qui nourrit et le vide qui accueille, c'est le principe de la matière, de l'espace sidéral jusqu'à l'atome, en passant par l'amphore.
L'homme qui s'agite et la femme qui apaise, c'est comme l'action du jour qui épuise et le sommeil de la nuit qui permet de recouvrer la force.
Une pensée en quelque sorte, à la fois dialectique et unificatrice. Concevoir l'univers comme un tout indivisible, où l'homme occupe sa place au milieu du reste de la "création". Résoudre les contradictions en les dépassant, c'est à dire en considérant que les deux termes (par exemple, l'ombre et la lumière), qui apparaissent antagonistes, sont en fait interdépendants.
Etre plutôt qu'avoir.
Les conditions de vie sont difficiles. La forêt tropicale est un milieu qui reste dangereux: serpents, fauves, insectes. La Colombie est un pays en guerre civile depuis un demi-siècle.
Si le peuple kogi n'avait pas maintenu une forte cohésion et une solidarité sans faille, il n'aurait pas survécu. En effet, tout conflit interne grave déboucherait sur l'éclatement du groupe, sur des rivalités territoriales et, à terme sur la dilution dans la société colombienne "civilisée". La question de la mémoire, de l'identité, est donc au coeur des préoccupations des Kogis.
L'enjeu est donc celui-ci. Le peuple kogi est en grand danger. Il est victime d'un conflit qui n'est pas le sien. Ses cultures vivrières sont parfois prises pour cible par les avions qui déversent des défoliants sur les cultures de coca. Les colombiens qui cherchent à les défendre risquent trop souvent leur vie.
Mais ce peuple racine ne survivra pas à un déracinement! Ce n'est malheureusement pas un jeu de mots, les indiens d'Amérique du nord n'y ont pas résisté. Avec la perte des repères, l'acculturation menace. La vie en ville les coupe de la nature qui les a nourris. La société marchande leur est incompréhensible. La compétitivité et la recherche de la performance sont à l'inverse de leur pensée et de leurs habitudes.
Et, en même temps, les Kogis ont beaucoup à nous transmettre. Ils nous encouragent à retrouver la mémoire, à nous pencher sur nos propres racines. En effet, leur message reste universel, il est aussi au coeur de l'humanisme et du message originel des religions pacifiques. Respect de la création, développement de la vie intérieure, écoute des plus faibles, pauvreté matérielle, non diabolisation des ennemis, densité de la vie quotidienne.
Ce petit peuple de la forêt, si isolé géographiquement, se sent profondément relié au reste du monde. "Si les Kogis disparaissent, nos petits frères civilisés disparaîtront aussi", disent-ils.